Année de parution : 1992
Edité par Panini
304 Images
Le drame de Furiani est la page la plus sombre de la saison 1991-1992, et plus largement de l'histoire du football français. Survenu le 5 mai 1992, il a brutalement mis fin à la saison sur le plan national et laissé une cicatrice indélébile.
Voici les faits marquants et le contexte qui entourent cette tragédie :
Une Coupe de France sans vainqueur : Conséquence directe de la catastrophe, la finale de la Coupe de France 1991-1992 n'a jamais été jouée. L'AS Monaco, qui s'était qualifié dans l'autre demi-finale face à Cannes, a refusé de jouer la finale, estimant que le football n'avait plus sa place après un tel drame. Le palmarès de la Coupe de France porte à jamais la mention "Non attribué" pour la saison 91-92, une première et unique occurrence dans l'histoire de la compétition.
La folie des grandeurs meurtrière : L'Olympique de Marseille de l'époque, dirigé par Bernard Tapie, était la meilleure équipe d'Europe. La venue de cette équipe de stars (Papin, Waddle, Boli...) pour une demi-finale de Coupe a provoqué un engouement démesuré en Corse. Pour maximiser les recettes, les dirigeants du SC Bastia ont fait détruire une vieille tribune en béton pour la remplacer à la hâte par une structure métallique tubulaire gigantesque, capable d'accueillir 10 000 personnes.
Des alertes dramatiquement ignorées : La tribune Nord a été montée en un temps record (quelques jours) dans le mépris total des règles de sécurité. Des ouvriers avaient alerté sur l'instabilité de l'édifice, des cales en bois étaient utilisées pour stabiliser la structure sur des parpaings, et la commission de sécurité avait émis un avis défavorable... qui a été ignoré pour ne pas annuler la fête.
L'effondrement en direct à la télévision : Le drame s'est produit à 20h20, quelques minutes avant le coup d'envoi. Les spectateurs tapaient des pieds pour encourager leur équipe, ce qui a fait dangereusement tanguer la structure. La partie haute de la tribune s'est rompue, précipitant des milliers de personnes dans le vide sur une hauteur de 15 mètres. La catastrophe s'est déroulée sous les yeux de la France entière, le match étant retransmis en direct sur TF1 (qui venait de prendre l'antenne).
La presse lourdement touchée : La tribune de presse ayant été installée tout en haut de la structure métallique, de nombreux journalistes et techniciens figurent parmi les 19 victimes décédées et les 2 357 blessés. Parmi les victimes célèbres, on compte le journaliste de TF1 Michel Vivarelli, ou encore Jean-Pierre Piot, preneur de son.
La sanctuarisation du 5 mai : Il aura fallu attendre près de 30 ans et un long combat des familles de victimes et des supporters pour que la date soit officiellement sacralisée. En octobre 2021, le Parlement français a définitivement adopté une loi interdisant la tenue de tout match de football professionnel (Ligue 1, Ligue 2, Coupe de France, Trophée des Champions) en France les 5 mai, en hommage aux victimes de la saison 91-92.
L'équipe d'Auxerre a finit 4ème du championnat de France 1991/1992 et fut composée des joueurs suivants :
Bruno Martini (Gardien), William Prunier (Défenseur), Stéphane Mazzolini (Défenseur), Alain Roche (Défenseur), Stéphane Mahé (Défenseur), Daniel Dutuel (Milieu), Raphaël Guerreiro (Milieu), Christophe Cocard (Attaquant), Jean-Marc Ferreri (Attaquant), Kalman Kovacs (Attaquant, Hongrie), Pascal Vahirua (Attaquant), Zbigniew Kasmarek (Milieu, Pologne), Didier Otokoré (Milieu, Côte d'Ivoire).
L'anecdote :
L'AJ Auxerre de Guy Roux : Des vignettes cultes à l'exploit face à Liverpool !
Salut les passionnés de football vintage et bienvenue sur Panini Foot Nostalgie !
Aujourd'hui, on dépoussière notre mythique album Panini Foot 1991-1992. En feuilletant ses pages, il y a une équipe qui attire forcément l'œil : l'AJ Auxerre. À cette époque, coller l'écusson brillant de l'AJA ou la vignette du mythique Guy Roux dans son album, c'était la promesse d'une saison pas comme les autres. Et justement, cette année-là, le club bourguignon a écrit l'une des histoires les plus savoureuses du football français.
Guy Roux : le coach qui comptait les ballons
On connaît tous l'image d'Épinal de Guy Roux. Mais l'anecdote qui entoure le 16ᵉ de finale aller de la Coupe UEFA 91-92 face au grand Liverpool dépasse la légende.
Le 23 octobre 1991, l'AJA reçoit les célèbres Reds à l'Abbé-Deschamps. Fidèle à sa réputation de manager économe (qui transpirait presque de sa vignette Panini !), Guy Roux redoute par-dessus tout que le géant anglais ne reparte avec du matériel. Sa solution ? Il va personnellement compter les ballons d'entraînement prêtés aux Britanniques. Pendant l'échauffement, il fait lui-même les cent pas au bord du terrain pour s'assurer qu'aucun ballon officiel de l'UEFA ne disparaisse "accidentellement" dans les sacs de Liverpool !
Des joueurs brillants sur le terrain (et dans l'album !)
L'histoire est amusante, mais sur la pelouse, les Bourguignons ne sont pas là pour plaisanter. Si vous aviez la chance de piocher les vignettes des défenseurs Alain Roche ou William Prunier, vous saviez que la charnière centrale était solide. Et ils l'ont prouvé en étouffant complètement les attaquants anglais.
Le match tourne au triomphe pour Auxerre :
42ᵉ minute : Le milieu offensif Jean-Marc Ferreri (une vignette indispensable de l'époque) ouvre le score d'une tête plongeante.
60ᵉ minute : L'attaquant hongrois Kálmán Kovács vient fusiller le gardien Bruce Grobbelaar pour le 2-0.
Même si le match retour à Anfield sera fatal à l'AJA (défaite 3-0), cet exploit retentissant à domicile est resté gravé dans la mémoire de tous les supporters français.
Le Stade Abbé-Deschamps : Une forteresse invincible en D1
Si cet album Panini 91-92 est si spécial pour les fans de l'AJA, c'est aussi parce que l'équipe a réalisé une saison exceptionnelle en championnat de France de Division 1. Jugez plutôt :
Zéro défaite à domicile : L'équipe est restée totalement invaincue sur sa pelouse lors des 19 réceptions de la saison.
4ᵉ place finale : Une superbe position qui qualifie une nouvelle fois le club pour l'Europe.
Un effectif de rêve pour les collectionneurs : Bruno Martini, Enzo Scifo, Christophe Cocard, Corentin Martins... Des joueurs dont on cherchait désespérément la# AJ Auxerre 1991-1992 : L'exploit face à Liverpool et la légende de l'Abbé-Deschamps
Qui ne se souvient pas de l'odeur du papier neuf et du frisson de déchirer une pochette Panini à la récréation ? Dans l'album de la saison 1991-1992, la double page consacrée à l'AJ Auxerre dégageait une saveur particulière. C'était l'époque d'une équipe bourguignonne redoutable, menée par un certain Guy Roux, dont la vignette d'entraîneur était aussi incontournable que le blason brillant du club.
Cette saison-là, l'AJA ne s'est pas seulement illustrée dans nos albums de collection, mais aussi sur la grande scène européenne. L'anecdote la plus croustillante de la saison concerne le 16ᵉ de finale aller de Coupe UEFA contre le mythique Liverpool, le 23 octobre 1991.
Fidèle à sa réputation d'économe légendaire, Guy Roux avait préparé la réception des Reds avec une vigilance obsessionnelle. Pour éviter la moindre "disparition" de matériel, le coach icaunais a compté personnellement les ballons d'entraînement prêtés aux Anglais. Pendant la séance, il arpentait le bord de la pelouse, l'œil rivé sur les sacs de l'équipe adverse, pour s'assurer qu'aucun ballon officiel ne quitte l'enceinte de l'Abbé-Deschamps incognito !
Sur le terrain, la rigueur tactique auxerroise étouffe complètement les Britanniques. Emmenée par une défense de fer où figurent Alain Roche et William Prunier (deux vignettes que vous avez certainement eues en triple cette année-là !), l'AJA réalise un match d'anthologie :
42ᵉ minute : Jean-Marc Ferreri ouvre le score de la tête, faisant chavirer les tribunes.
60ᵉ minute : L'attaquant hongrois Kálmán Kovács fusille le légendaire gardien zimbabwéen Bruce Grobbelaar d'une frappe splendide.
Auxerre s'impose 2-0. Même si le match retour à Anfield a vu les Anglais renverser la vapeur (3-0), cette victoire de prestige reste gravée dans le panthéon du football français des années 90.
Cette solidité ne s'est pas arrêtée aux portes de l'Europe. En Division 1, l'escouade de 91-92 a transformé l'Abbé-Deschamps en véritable forteresse. L'équipe est restée totalement invaincue à domicile sur ses 19 rencontres de championnat, accrochant une superbe 4ᵉ place finale au nez et à la barbe de nombreux cadors. Un bilan à la hauteur du talent de joueurs comme Bruno Martini, Corentin Martins, Stéphane Mahé ou Enzo Scifo, qui faisaient la fierté de nos pages de classement.
Et vous, quelle vignette de l'équipe auxerroise 91-92 avez-vous mis le plus de temps à trouver pour enfin coller ce satané mot "COMPLET" sur votre album ?
La dernière ligne droite avant la Premier League : La saison 91-92 est la toute dernière édition de la "First Division" anglaise avant la création de la très lucrative Premier League l'année suivante. C'est Leeds United qui remporte ce titre de fin d'époque, bien aidé par une recrue hivernale arrivée en février 1992 pour un peu moins d'un million de livres : un certain Éric Cantona.
La saison fantôme de Maradona : Alors que le football européen se modernise, le meilleur joueur des années 80 est absent des terrains. Contrôlé positif à la cocaïne au printemps 1991, Diego Maradona purge une lourde suspension de 15 mois qui lui fait manquer l'intégralité de la saison 91-92, marquant la fin chaotique de son ère avec Naples avant son départ pour Séville.
***MISE A JOUR EN COURS, SUITE PROCHAINEMENT***




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire