Collection Foot Panini

Bienvenue sur Panini Foot Nostalgie ! Découvrez ou redécouvrez les mythiques collections d'images et stickers Panini dédiées au football, de 1970 à nos jours. Plongez dans vos souvenirs d'enfance ! Ce site rassemble les archives des différents albums de foot édités par Panini depuis plus de 50 ans. Retrouvez en images les équipes du Championnat de France depuis 1971, ainsi que les plus belles éditions des Coupes du Monde et des Championnats d'Europe. Revivez l'histoire du football à travers vos vignettes préférées : L'AS Saint-Étienne de Michel Platini Le grand Bordeaux d'Alain Giresse et Jean Tigana L'Olympique de Marseille de Jean-Pierre Papin et Chris Waddle Le FC Nantes invincible de la saison 1994-1995 Le FC Sochaux, longtemps recordman de longévité en Ligue 1 Les clubs de légende comme Reims, Monaco, Lyon et bien d'autres... Voyagez également à l'international avec le Brésil des grandes Coupes du Monde, le sacre des Bleus à l'Euro 1984 ou la victoire historique de la France en 1998. Prêt à rouvrir l'album de vos souvenirs ? Bonne visite !

jeudi 8 octobre 2026

Album Panini Foot Championnat d'Europe Suède 1992






Année de parution : avril 1992

Edité par Panini

261 Images






Euro 1992 : Du McDonalds aux sommets de l’Europe, le miracle danois 🍔🏆

L’histoire : Quand les "vacanciers" braquent l'Europe

À dix jours du coup d'envoi de l'Euro 1992 en Suède, la sélection danoise n'existe pas dans le tournoi. Deuxième de son groupe de qualification derrière la Yougoslavie, la Danish Dynamite est éliminée. Les joueurs sont en vacances, tongs aux pieds, glaces à la main, ou en train de retaper leur maison.

Puis le couperet géopolitique tombe : en raison des sanctions de l'ONU liées à la guerre dans les Balkans, la Yougoslavie est exclue de la compétition au tout dernier moment. Le Danemark est repêché en urgence.

Le sélectionneur Richard Møller Nielsen doit rappeler ses troupes aux quatre coins de l'Europe. La légende raconte que le milieu de terrain Kim Vilfort repassait du carrelage dans sa cuisine quand le téléphone a sonné. Michael Laudrup, en froid avec le coach, refuse de venir. Son frère Brian, lui, monte dans l'avion.

Sans préparation tactique, sans condition physique optimale, les Danois débarquent en Suède avec une philosophie pour le moins décontractée : pas de mise au vert militaire, mais des sorties autorisées, des séances de mini-golf et des repas où les burgers du McDonald's local remplacent le régime sportif habituel.

Du statut de figurant au braquage du siècle

Personne ne donne cher de leur peau dans un groupe composé de l'Angleterre, de la France de Papin et Platini, et du pays hôte suédois. Après un début poussif (0-0 contre l'Angleterre, défaite 1-2 contre la Suède), les Danois sortent la France (2-1) à la surprise générale.

En demi-finale, ils éliminent les tenants du titre néerlandais aux tirs au but (5-4) grâce à un Brian Laudrup incandescent et un Peter Schmeichel monumental. En finale, face à l'Allemagne championne du monde en titre et ultra-favorite, le conte de fées devient réalité : victoire 2-0 grâce à des missiles de John Jensen et Kim Vilfort.

Le détail qui tue sur nos albums Panini

Si tu feuillettes ton album Panini Euro 92, l'anecdote prend tout son sens : l'équipe du Danemark y figure avec une mise en page parfois ajustée dans la précipitation selon les rééditions, symbolisant cette équipe arrivée par la porte de service pour repartir avec le trophée.

Le Danemark 1992 reste à ce jour le plus grand braquage de l'histoire du football européen. Comme quoi, dans un album Panini comme sur le terrain, il ne faut jamais jeter une vignette trop vite !


La vignette la plus bouleversante de l'album Euro 92 : Le triomphe tragique de Kim Vilfort

Si l’histoire du Danemark à l'Euro 92 ressemble à un conte de fées improbable — une équipe en vacances repêchée à la dernière minute pour remplacer la Yougoslavie —, elle cache en son cœur l'un des drames personnels les plus poignants de l'histoire du football. Derrière le miracle sportif se trouve l'histoire de Kim Vilfort, le numéro 18 danois.

Un tournoi joué le cœur lourd Juin 1992. Pendant que ses coéquipiers savourent cette participation inespérée, le milieu de terrain de Brøndby vit un cauchemar intime. Sa petite fille de sept ans, Line, est atteinte d'une leucémie en phase terminale. Bien qu'il fasse partie du voyage en Suède, l'esprit de Vilfort est logiquement ailleurs, au chevet de sa fille restée à l'hôpital de Copenhague.

L'aller-retour déchirant Vilfort dispute les deux premiers matchs (contre l'Angleterre et la Suède), mais l'état de Line s'aggrave brusquement. Avec l'accord de son sélectionneur Richard Møller Nielsen, il quitte immédiatement le rassemblement pour retourner auprès de sa famille, manquant ainsi le match décisif du premier tour face à la France de Papin et Cantona. Ses coéquipiers, transcendés, arrachent la victoire (2-1) et la qualification.

C'est alors que se produit l'impensable. Depuis son lit d'hôpital, la petite Line et la famille de Vilfort le supplient de retourner en Suède pour finir ce qu'il a commencé avec ses "frères" d'armes. Déchiré, il reprend le chemin de la compétition juste à temps pour la demi-finale.

La minute d'éternité Face aux Pays-Bas, tenants du titre, Vilfort dispute 120 minutes d'une intensité folle et transforme son tir au but dans une séance haletante. Le Danemark est en finale face à l'ogre allemand.

Nous sommes à la 78e minute de cette finale. Le Danemark mène 1-0. Sur une passe de Claus Christiansen, Kim Vilfort contrôle le ballon aux abords de la surface, se l'emmène du pied droit entre deux défenseurs allemands et décoche une frappe croisée du gauche qui termine au fond des filets (2-0).

Son visage au moment de la célébration est inoubliable : un mélange de joie explosive, de rage et d'une douleur immense. Le Danemark est sur le toit de l'Europe. Vilfort a soulevé le trophée, pour son pays, mais surtout pour sa fille. Tragiquement, la petite Line s'éteindra quelques semaines seulement après la finale.

La touche Panini 📕 Ouvrez votre album Euro 92 et cherchez la page de la sélection danoise — cette fameuse double page souvent ajoutée ou modifiée dans l'urgence selon les éditions, suite à l'exclusion de la Yougoslavie.

Arrêtez-vous sur le portrait de Kim Vilfort. Sur cette image figée sur fond vert, il porte le classique maillot rouge à chevrons Hummel. C'est le visage d'un joueur rugueux, un travailleur de l'ombre au regard sérieux. Quand on connaît l'histoire, cette simple vignette rectangulaire prend une dimension bouleversante. Elle n'est plus seulement le portrait d'un champion d'Europe surprise, mais celle d'un père brisé qui a offert à son pays le plus beau des miracles sportifs avant d'affronter la pire des tragédies.

Une vignette à regarder définitivement avec un autre œil.


MEILLEURS BUTEURS :

3 Buts : 

Henrik Larsen

Karl-Heinz Riedle

Dennis Bergkamp

Tomas Brolin


LES STADES


GROUPE 1 : SUEDE









L'équipe de Suède a finit 1ére du groupe 1 et fut composée des joueurs suivants :

Lars Eriksson (Gardien, IFK Norrkoping), Thomas Ravelli (Gardien, IFK Göteborg), Jan Eriksson (Défenseur, IFK Norrkoping), Mats Gren (Défenseur, Grasshopers), Peter Larsson (Défenseur, AIK), Roger Ljung (Milieu, Admira Wacker), Mikael Nilsson (Défenseur, IFK Göteborg), Roland Nilsson (Défenseur, Sheffield Wednesday), Stefan Schwartz (Défenseur, Benfica), Magnus Erlingmark (Milieu, ÖrebroSK), Klas Ingesson (Milieu, Mechelen), Anders Limpar (Milieu, Arsenal), Hakan Mild (Milieu, IFK Göteborg), Stefan Rehn (Milieu, IFK Göteborg), Glenn Strömberg (Milieu, Atalanta), Jonas Thern (Milieu, Benfica), Kennet Andersson (Attaquant, Mechelen), Tomas Brolin (Attaquant, Parme), Martin Dahlin (Attaquant, Borussia Mönchengladbach), Johnny Ekström (Attaquant, IFK Göteborg).

L'anecdote :


On a tous en mémoire l'odeur des pochettes de l'album Euro 92, avec ce violet éclatant et son logo emblématique. Mais si on ferme les yeux et qu'on repense au pays hôte, la Suède, une image s'impose immédiatement : ce mythique maillot jaune frappé des trois immenses bandes bleues Adidas sur l'épaule. Une pépite visuelle qui a marqué toute une génération de collectionneurs.

Pourtant, la véritable anecdote de cet été-là ne se trouve pas seulement sur le papier glacé de nos vignettes, mais sur la pelouse du Råsunda Stadium, le 17 juin 1992.

Ce jour-là, la Suède joue sa qualification pour les demi-finales face à l'Angleterre de Gary Lineker et David Platt. L'équipe suédoise est une galerie de "gueules" que l'on adorait coller dans nos albums : le regard halluciné de Thomas Ravelli, la puissance de Martin Dahlin et, bien sûr, la star au visage juvénile, Tomas Brolin.

Alors que le score est de 1-1, à la 82e minute, Brolin décide d'inventer le tiki-taka suédois avant l'heure. Il s'appuie sur Ingesson, puis sur Dahlin. Un une-deux-trois fulgurant, à une touche de balle, qui transperce littéralement une défense anglaise statufiée. Brolin, lancé à pleine vitesse, expédie une frappe en pleine lucarne.

Mais ce qui va rendre ce but légendaire (et qui a dû faire bondir plus d'un gamin devant sa télé cathodique), c'est la célébration. Brolin s'envole, vrille en l'air et atterrit avec sa fameuse pirouette, le poing levé, le visage extatique. Une célébration devenue si iconique qu'elle sera imitée dans toutes les cours de récréation de France à la rentrée 92.

Pour nous, passionnés de Panini Foot Nostalgie, la vignette de Brolin cette année-là (avec sa coupe mulet naissante et son air de premier de la classe) cache en réalité le bourreau d'une des plus grandes nations du football. Une preuve de plus que derrière chaque petit rectangle autocollant se cache parfois un moment de pure magie historique.

Et vous, vous l'aviez en combien d'exemplaires la vignette de Tomas Brolin ? Dites-le-moi en commentaire !


GROUPE 1 : FRANCE









L'équipe de France a finit 3éme du groupe 1 et fut composée des joueurs suivants :

Bruno Martini (Gardien, Auxerre), Gilles Rousset (Gardien, Lyon), Manuel Amoros (Défenseur, Marseille), Jocelyn Angloma (Défenseur, Marseille), Bernard Casoni (Défenseur, Marseille), Laurent Blanc (Défenseur, Naples), Basile Boli (Défenseur, Marseille), Franck Sylvestre (Défenseur, Sochaux), Franck Sauzée (Milieu, Marseille), Christian Perez (Milieu, PSG), Didier Deschamps (Milieu, Marseille), Luis Fernandez (Milieu, Cannes), Jean-Philippe Durand (Milieu, Marseille), Bernard Pardo (Milieu, PSG), Rémi Garde (Milieu, Lyon), Amara Simba (Attaquant, PSG), Pascal Vahirua (Attaquant, Auxerre), Eric Cantona (Attaquant, Nîmes), Jean-Pierre Papin (Attaquant, Marseille), Christophe Cocard (Attaquant, Auxerre).

L'anecdote :

Euro 92 : Le jour où la plus belle double-page de notre album Panini a fait naufrage face à des "touristes"

Rappelez-vous l'été 92. L'odeur de la colle des vignettes, cet album mythique aux bordures violettes, et l'excitation indescriptible au moment d'ouvrir une pochette. Mais s'il y a bien une section qui nous faisait tous rêver cette année-là, c'était la double-page de l'Équipe de France.

Sur le papier — ou plutôt sur le papier autocollant — c'était l'armada absolue. L'équipe dirigée par Michel Platini arrivait en Suède forte d'une série hallucinante de 19 matchs sans défaite (dont 8 victoires en 8 matchs de qualification).

Visuellement, ces vignettes étaient des trésors. On s'arrachait le portrait d'un Jean-Pierre Papin auréolé de son Ballon d'Or, on scrutait le regard noir et rebelle d'Eric Cantona, on admirait la carrure de déménageur de Basile Boli et de Laurent Blanc... Le tout sublimé par ce fameux maillot Adidas aux trois bandes asymétriques sur l'épaule, un chef-d'œuvre de design des nineties. Dans la cour de récré, la cote de ces joueurs était maximale : un "Canto" ou un "JPP" pouvait s'échanger contre une demi-douzaine de joueurs écossais ou suédois !

Pourtant, la réalité du terrain va nous offrir l'une des anecdotes les plus cruelles et ironiques de l'histoire des Bleus.

Le 17 juin 1992 à Malmö, la France joue sa survie dans le tournoi face au Danemark. Nos Bleus, intouchables, font face à une équipe qui ne devait même pas être là. Repêchés à la toute dernière minute suite à l'exclusion de la Yougoslavie, les joueurs danois ont littéralement été rappelés alors qu'ils étaient déjà en vacances ! La légende raconte que le sélectionneur Richard Møller Nielsen a dû convaincre ses joueurs de lâcher leurs bières et leurs tongs sur la plage pour chausser les crampons.

On s'attendait à ce que nos idoles de papier glacé ne fassent qu'une bouchée de ces "touristes". Mais le miracle inverse se produit. Crispée, méconnaissable, la machine française s'enraye face à des Danois totalement décomplexés. La France s'incline 2-1 (buts de Larsen et Elstrup contre une réalisation de Papin) et prend la porte dès le premier tour, à la stupeur générale. Les Danois, eux, iront au bout pour remporter le tournoi.

À la fin de cet été-là, quand on feuilletait à nouveau notre album sagement complété, il y avait ce petit pincement au cœur en regardant la page de l'équipe de France. C'était sans doute l'une des plus belles collections de talents de notre histoire, mais le football nous rappelait une leçon magistrale : une double-page Panini parfaitement collée et remplie de stars ne suffit pas à gagner un championnat d'Europe.

Et vous, quelle était la vignette de l'équipe de France 92 qui vous a donné le plus de fil à retordre pour la trouver ? JPP, Canto, l'insaisissable Pascal Vahirua ou le fameux écusson brillant ? Racontez-moi vos souvenirs d'échanges en commentaire !

L'anecote Bonus :

Euro 92 : Le choc des titans entre Boli et "Psycho" Pearce

Derrière le triste 0-0 du match France-Angleterre à l'Euro 92 se cache l'un des duels les plus brutaux du tournoi, opposant deux vignettes mythiques de nos albums : le roc tricolore Basile Boli et le terrifiant défenseur anglais Stuart Pearce, judicieusement surnommé "Psycho".

Au cœur d'une rencontre extrêmement rugueuse, les deux hommes se retrouvent face à face le long de la ligne de touche. Dans un geste aussi furtif que violent, Boli décoche un coup de tête qui vient s'écraser directement sur la pommette de Pearce. À l'époque, sans la VAR, l'arbitre ne voit rien. Mais le plus hallucinant reste la réaction de l'Anglais : le visage en sang, il refuse de s'écrouler. Il se contente de fusiller Boli du regard, se fait poser un bandage de fortune et retourne immédiatement au combat.

Une véritable scène de gladiateurs qui rappelle à quel point le football des années 90 était sans concession. La preuve parfaite que derrière les sourires figés de nos autocollants Panini se cachaient parfois d'authentiques guerriers !



GROUPE 1 : YOUGOSLAVIE







L'équipe de Yougoslavie n'a jamais joué ce championnat d'Europe. Le 31 mai 1992, l'UEFA et la FIFA appliquent la sanction prononcé 2 jours plutôt par l'ONU et annoncent la disqualification officielle de la Yougoslavie. L'album Panini était composé de l'équipe ci-dessous :

Fahrudin Omerovic (Gardien, Partizan Belgrade), Zvonko Milojevic (Gardien, Etoile Rouge de Belgrade), Pedrag Spasic (Défenseur, Osasuna), Darko Milanic (Défenseur, Partizan Belgrade), Vujadin Stanojkovic (Défenseur, Partizan Belgrade), Ilija Najdoski (Défenseur, Etoile Rouge de Belgrade), Faruk Hadzibegic (Défenseur, Sochaux), Vladimir Jugovic (Milieu, Etoile Rouge de Belgrade), Branko Brnovic (Milieu, Partizan Belgrade), Slavisa Jokanovic (Milieu, Partizan Belgrade), Dejan Savicevic (Milieu, Etoile Rouge de Belgrade), Mehmed Bazdarevic (Milieu, Sochaux), Dzoni Novak (Milieu, Partizan Belgrade), Sinisa Mihajlovic (Milieu, Etoile Rouge de Belgrade), Dragan Stojkovic (Attaquant, Verona), Vladan Lukic (Attaquant, Etoile Rouge de Belgrade), Mario Stanic (Attaquant, Zeljeznicar), Darko Pancev (Attaquant, Etoile Rouge de Belgrade), Pedrag Mijatovic (Attaquant, Partizan Belgrade).

Euro 92 : Le drame de la Yougoslavie, la plus belle équipe qui n'a jamais joué

Quand on feuillette l'album Panini Euro 92, il y a une double-page qui serre le cœur de tous les amoureux de football. Une page remplie de vignettes sublimissimes, mais qui racontent l'histoire d'une équipe fantôme : la Yougoslavie.

Pourtant, sur le papier glacé, cette sélection avait de quoi faire trembler l'Europe entière. En 1991, l'Étoile Rouge de Belgrade remportait la Coupe des Clubs Champions. Dans notre album, la génération dorée est au sommet : le génie de Robert Prosinečki, la classe de Dragan Stojković (notre "Pixie" marseillais), la vista de Zvonimir Boban, sans oublier les gâchettes Dejan Savićević et Darko Pančev. Un assemblage de talents pur jus, avec un maillot bleu roi mythique qui promettait d'embraser les terrains suédois.

Les Yougoslaves avaient d'ailleurs écrasé leur groupe de qualification, terminant en tête devant le Danemark. Mais alors que les pochettes Panini s'échangeaient déjà dans toutes les cours de récréation, l'Histoire va rattraper le football de la manière la plus tragique qui soit.

La guerre civile éclate et le pays se disloque. À seulement 12 jours du coup d'envoi de l'Euro, le 31 mai 1992, l'ONU vote la résolution 757 imposant des sanctions sportives. L'UEFA est contrainte d'exclure la Yougoslavie. Les joueurs, déjà arrivés en Suède et installés dans leur camp de base, doivent remballer leurs crampons. Plusieurs cadres croates avaient déjà dû quitter la sélection quelques mois plus tôt en raison du conflit.

Le destin est parfois cruellement ironique : c'est le Danemark, deuxième du groupe et rappelé en urgence absolue alors que ses joueurs étaient en vacances, qui récupère la place de la Yougoslavie... pour finir par remporter le tournoi à la surprise générale.

Dans nos albums Euro 92, la page de la Yougoslavie demeure le témoin silencieux d'un immense "et si...". L'histoire d'un géant du football terrassé par la géopolitique, nous laissant avec nos vignettes collées et un éternel regret : celui de ne jamais avoir vu jouer la plus belle équipe d'Europe sur le terrain.

Et vous, vous aviez réussi à compléter la page de la Yougoslavie dans votre album 92 ? Dites-le-moi en commentaire !


GROUPE 1 : ANGLETERRE









L'équipe d'Angleterre a finit 4éme du groupe 1 et fut composée des joueurs suivants :

David Seaman (Gardien, Arsenal), Chris Woods (Gardien, Sheffield Wednesday), Lee Dixon (Défenseur, Arsenal), Tony Dorigo (Défenseur, Leeds United), Gary Pallister (Défenseur, Manchester United), Stuart Pearce (Défenseur, Nottingham Forest), Des Walker (Défenseur, Nottingham Forest), Mark Wright (Défenseur, Liverpool), Paul Parker (Défenseur, Manchester United), Paul Gascoigne (Milieu, Tottenham Hotspur), David Batty (Milieu, Leeds United), David Platt (Milieu, Bari), David Rocastle (Milieu, Arsenal), Geoff Thomas (Milieu, Crystal Palace), Lee Sharpe (Milieu, Manchester United), John Barnes (Attaquant, Liverpool), Gary Lineker (Attaquant, Tottenham Hotspur), Alan Smith (Attaquant, Arsenal), Ian Wright (Attaquant, Arsenal), Paul Merson (Attaquant, Arsenal).

L'anecdote :

🏴󠁧󠁢󠁥󠁮󠁧󠁿 Euro 92 : Le jour où Graham Taylor a osé remplacer "King" Gary Lineker (et déclenché une émeute)

Dans l’album Panini Euro 92, la vignette n°105 a une saveur toute particulière. On y voit Gary Lineker, le sourire serein, portant fièrement le maillot blanc aux trois lions. À l'époque, Lineker est une légende vivante : renard des surfaces hors pair, Ballon d'Argent 1986, et surtout capitaine vénéré d'une Angleterre ambitieuse.

Pourtant, le 17 juin 1992 à Malmö, lors du match décisif du premier tour contre la Suède, cette image va voler en éclats pour devenir l'une des décisions les plus controversées de l'histoire du football britannique.

Pour les Anglais, le calcul est simple : il faut battre la Suède pour se qualifier en demi-finale. Mais les affaires tournent mal, et les Suédois mènent 2-1 à la 62e minute. C'est le moment précis choisi par le sélectionneur Graham Taylor pour accomplir l'impensable. Il lève le panneau des remplacements : le numéro 10 de Lineker s'allume en rouge.

Le stade Råsunda retient son souffle, les commentateurs restent muets de stupeur. Sortir son capitaine et meilleur buteur alors qu'il faut absolument marquer ? Pire encore : Lineker ne se trouve qu'à un petit but d'égaler le record mythique de 49 buts en sélection du grand Sir Bobby Charlton. En le faisant sortir, Taylor met non seulement fin au match, mais aussi à la carrière internationale de Lineker, qui avait annoncé sa retraite après le tournoi.

Remplacé par Alan Smith, Lineker regagne le banc sans un mot, le regard noir, secouant doucement la tête. L'Angleterre ne reviendra jamais au score et quitte l'Euro par la petite porte.

Dès le lendemain, la presse britannique se déchaîne avec une violence inouïe. Le journal The Sun barre sa Une avec un légendaire "TURNIP TAYLOR" (Taylor le navet), incrustant la tête du sélectionneur sur un navet géant. Graham Taylor ne se remettra jamais vraiment de cet affront tactique et populaire.

Quand on regarde la vignette Panini de Gary Lineker aujourd'hui, on ne voit pas seulement le visage du mythique attaquant anglais, mais aussi la fin brutale et maudite d'un des plus grands avant-centres de sa génération.

Et vous, quelle est la sortie de star qui vous a le plus choqué dans l'histoire de l'Euro ? Dites-le-moi en commentaire !


GROUPE 2 : PAYS-BAS (HOLLANDE)





L'équipe des Pays-Bas a finit 1ére du groupe 2 et fut composée des joueurs suivants :

Hans Van Breukelen (Gardien, PSV Eindhoven), Stanley Menzo (Gardien, Ajax Amsterdam), Ronald Koeman (Défenseur, FC Barcelone), Adri Van Tiggelen (Défenseur, PSV Eindhoven), Erwin Koeman (Défenseur, PSV Eindhoven), Dany Blind (Défenseur, Ajax Amsterdam), Marciano Vink (Défenseur, Ajax Amsterdam), Jan Wouters (Milieu, Bayern Munich), Aaron Winter (Milieu, Ajax Amsterdam), Richard Witschge (Milieu, FC Barcelone), Franck Rijkaard (Milieu, AC Milan), Peter Bosz (Milieu, Feyenoord Rotterdam), Berry Van Aerle (Milieu, PSV Eindhoven), Ruud Gullit (Milieu-Attaquant, AC Milan), Dennis Bergkamp (Attaquant, Ajax Amsterdam), Marco Van Basten (Attaquant, AC Milan), Wil Kieft (Attaquant, PSV Eindhoven), Bryan Roy (Attaquant, Ajax Amsterdam), Peter Huistra (Attaquant, Glasgow Rangers), Gaston Taument (Attaquant, Feyenoord Rotterdam).


L'anecdote :

Euro 92 : Le jour où le géant orange a calé face au mur de Schmeichel

Quand on feuilletait l'album Panini Euro 92, il y avait une double-page qui en mettait plein la vue avant même d'y coller la moindre vignette : celle des Pays-Bas.

Rien qu'en voyant le nom des joueurs, les collectionneurs savaient qu'ils tenaient du lourd entre les mains. Tenant du titre après leur sacre magique de 1988, les Oranje débarquaient en Suède avec une armada terrifiante : le Ballon d'Or Marco van Basten en chef de file, la puissance de Ruud Gullit, le génie de Frank Rijkaard, la vista du jeune Dennis Bergkamp et la patte chirurgicale de Ronald Koeman. Et que dire de leur maillot ? Ce design géométrique orange et noir signé Adidas reste à jamais l'un des plus beaux chefs-d'œuvre de l'histoire du football.

En phase de poules, la machine néerlandaise tourne à plein régime. Ils s'offrent notamment une démonstration de force face à l'Allemagne (3-1), donnant l'impression d'être intouchables et en route vers un doublé historique.

Mais le football a ce don cruel de briser les certitudes les plus ancrées.

Le 22 juin 1992, en demi-finale à Göteborg, les Pays-Bas se retrouvent face au Danemark. Sur le papier, c'est une formalité : les Danois, rappelés en catastrophe de leurs vacances, sont censés faire de la figuration. Pourtant, portés par un Henrik Larsen inspiré, les Danois accrochent un 2-2 héroïque au bout du suspense et des prolongations.

Place à la terrible séance des tirs au but. C'est là que le destin bascule. Le moment fatidique arrive pour le meilleur attaquant de la planète, l'idole absolue de nos albums : Marco van Basten.

Concentré, s'élançant avec son calme habituel, Van Basten frappe... mais il bute sur un Peter Schmeichel en état de grâce, qui repousse le ballon ! C'est le seul échec de la séance. Les Danois transforment leur ultime tentative et éliminent les tenants du titre sous le choc.

Pour les gamins que nous étions, feuilleter la page des Pays-Bas après cet Euro avait un goût amer. On regardait la sublime vignette de Van Basten en se disant que même les plus grands dieux du stade pouvaient chuter. Moins d'un an plus tard, les graves blessures à la cheville de Van Basten mettront prématurément fin à sa carrière, rendant cette vignette et ce match de 1992 encore plus poignants.

Et vous, c'était qui votre chouchou dans cette fabuleuse équipe des Pays-Bas 92 ? Plutôt Van Basten, Bergkamp ou Gullit ? Dites-le-moi en commentaire !



*** MAJ EN COURS, REVENEZ PROCHAINEMENT***


Transparence : Certains liens présents dans cet article sont des liens d'affiliation. Si vous achetez un produit via ces liens, nous pouvons recevoir une commission, sans aucun surcoût pour vous. Merci de soutenir le blog !

lundi 5 octobre 2026

Album Panini Foot 1991-1992 Championnat de France

 


Année de parution : 1992

Edité par Panini

304 Images




Meilleurs Buteurs :


1er / Jean-Pierre Papin (Marseille) 27 buts

2éme / François Calderaro (Metz) 19 buts

3éme / George Weah (Monaco) 18 buts

4éme / Stéphane Paille (Caen)
4éme / Fabrice Divert (Montpellier) 14 buts

6éme / Abedi Pelé (Marseille) 12 buts
6éme / Christian Perez (PSG) 12 buts
6éme / Léonardo Rodriguez (Toulon) 12 buts

9éme / Christophe Cocard (Auxerre) 11 buts

10éme / Jean-Marc Ferreri (Auxerre) 9 buts
10éme / Youri Djorkaeff (Monaco) 9 buts
10éme / Jean-Philippe Sèchet (Nancy) 9 buts
10éme / David Zitelli (Nancy) 9 buts

14éme / Gérald Baticle (Auxerre) 8 buts
14éme / Michel Rio (Caen) 8 buts
14éme / Joël Thiéhi (Le Havre) 8 buts
14éme / Per Frandsen (Lille) 8 buts
14éme / Jacek Ziober (Montpellier) 8 buts
14éme / Michel Pavon (Toulouse)  buts
14éme / Philippe Vercruysse (Nîmes) 8 buts


Coupe de France :
Non Attribué

Le drame de Furiani est la page la plus sombre de la saison 1991-1992, et plus largement de l'histoire du football français. Survenu le 5 mai 1992, il a brutalement mis fin à la saison sur le plan national et laissé une cicatrice indélébile.

Voici les faits marquants et le contexte qui entourent cette tragédie :

  • Une Coupe de France sans vainqueur : Conséquence directe de la catastrophe, la finale de la Coupe de France 1991-1992 n'a jamais été jouée. L'AS Monaco, qui s'était qualifié dans l'autre demi-finale face à Cannes, a refusé de jouer la finale, estimant que le football n'avait plus sa place après un tel drame. Le palmarès de la Coupe de France porte à jamais la mention "Non attribué" pour la saison 91-92, une première et unique occurrence dans l'histoire de la compétition.

  • La folie des grandeurs meurtrière : L'Olympique de Marseille de l'époque, dirigé par Bernard Tapie, était la meilleure équipe d'Europe. La venue de cette équipe de stars (Papin, Waddle, Boli...) pour une demi-finale de Coupe a provoqué un engouement démesuré en Corse. Pour maximiser les recettes, les dirigeants du SC Bastia ont fait détruire une vieille tribune en béton pour la remplacer à la hâte par une structure métallique tubulaire gigantesque, capable d'accueillir 10 000 personnes.

  • Des alertes dramatiquement ignorées : La tribune Nord a été montée en un temps record (quelques jours) dans le mépris total des règles de sécurité. Des ouvriers avaient alerté sur l'instabilité de l'édifice, des cales en bois étaient utilisées pour stabiliser la structure sur des parpaings, et la commission de sécurité avait émis un avis défavorable... qui a été ignoré pour ne pas annuler la fête.

  • L'effondrement en direct à la télévision : Le drame s'est produit à 20h20, quelques minutes avant le coup d'envoi. Les spectateurs tapaient des pieds pour encourager leur équipe, ce qui a fait dangereusement tanguer la structure. La partie haute de la tribune s'est rompue, précipitant des milliers de personnes dans le vide sur une hauteur de 15 mètres. La catastrophe s'est déroulée sous les yeux de la France entière, le match étant retransmis en direct sur TF1 (qui venait de prendre l'antenne).

  • La presse lourdement touchée : La tribune de presse ayant été installée tout en haut de la structure métallique, de nombreux journalistes et techniciens figurent parmi les 19 victimes décédées et les 2 357 blessés. Parmi les victimes célèbres, on compte le journaliste de TF1 Michel Vivarelli, ou encore Jean-Pierre Piot, preneur de son.

  • La sanctuarisation du 5 mai : Il aura fallu attendre près de 30 ans et un long combat des familles de victimes et des supporters pour que la date soit officiellement sacralisée. En octobre 2021, le Parlement français a définitivement adopté une loi interdisant la tenue de tout match de football professionnel (Ligue 1, Ligue 2, Coupe de France, Trophée des Champions) en France les 5 mai, en hommage aux victimes de la saison 91-92.


Coupe des clubs Champions :
FC Barcelone bat Sampdoria 1-0

Le premier sacre de Barcelone : Aussi incroyable que cela puisse paraître aujourd'hui, il a fallu attendre mai 1992 pour voir le FC Barcelone soulever sa toute première Coupe d'Europe des clubs champions. Sous les ordres de Johan Cruyff, la "Dream Team" s'impose à Wembley (1-0) grâce à un coup franc surpuissant de Ronald Koeman à la 112e minute face à la Sampdoria.

Coupe des Vainqueurs de Coupe :
Werder Brême bat Monaco 2-0

Coupe UEFA:
Ajax Amsterdam* bat Torino 2-2 puis 0-0 (*but à l'extérieur)


Un Ballon d'Or "100 % français" : En décembre 1991, Jean-Pierre Papin remporte le Ballon d'Or. Il signe une première historique en devenant le seul joueur français évoluant dans un club français (l'Olympique de Marseille) à obtenir cette distinction, récompensant ses fameuses "papinades" et sa saison européenne exceptionnelle.

******

EQUIPE CHAMPIONNAT DE FRANCE DIVISION 1 1991 - 1992

AJ AUXERRE



L'équipe d'Auxerre a finit 4ème du championnat de France 1991/1992 et fut composée des joueurs suivants :

Bruno Martini (Gardien), William Prunier (Défenseur), Stéphane Mazzolini (Défenseur), Alain Roche (Défenseur), Stéphane Mahé (Défenseur), Daniel Dutuel (Milieu), Raphaël Guerreiro (Milieu), Christophe Cocard (Attaquant), Jean-Marc Ferreri (Attaquant), Kalman Kovacs (Attaquant, Hongrie), Pascal Vahirua (Attaquant), Zbigniew Kasmarek (Milieu, Pologne), Didier Otokoré (Milieu, Côte d'Ivoire).


L'anecdote :

L'AJ Auxerre de Guy Roux : Des vignettes cultes à l'exploit face à Liverpool !

Salut les passionnés de football vintage et bienvenue sur Panini Foot Nostalgie !

Aujourd'hui, on dépoussière notre mythique album Panini Foot 1991-1992. En feuilletant ses pages, il y a une équipe qui attire forcément l'œil : l'AJ Auxerre. À cette époque, coller l'écusson brillant de l'AJA ou la vignette du mythique Guy Roux dans son album, c'était la promesse d'une saison pas comme les autres. Et justement, cette année-là, le club bourguignon a écrit l'une des histoires les plus savoureuses du football français.

Guy Roux : le coach qui comptait les ballons

On connaît tous l'image d'Épinal de Guy Roux. Mais l'anecdote qui entoure le 16ᵉ de finale aller de la Coupe UEFA 91-92 face au grand Liverpool dépasse la légende.

Le 23 octobre 1991, l'AJA reçoit les célèbres Reds à l'Abbé-Deschamps. Fidèle à sa réputation de manager économe (qui transpirait presque de sa vignette Panini !), Guy Roux redoute par-dessus tout que le géant anglais ne reparte avec du matériel. Sa solution ? Il va personnellement compter les ballons d'entraînement prêtés aux Britanniques. Pendant l'échauffement, il fait lui-même les cent pas au bord du terrain pour s'assurer qu'aucun ballon officiel de l'UEFA ne disparaisse "accidentellement" dans les sacs de Liverpool !

Des joueurs brillants sur le terrain (et dans l'album !)

L'histoire est amusante, mais sur la pelouse, les Bourguignons ne sont pas là pour plaisanter. Si vous aviez la chance de piocher les vignettes des défenseurs Alain Roche ou William Prunier, vous saviez que la charnière centrale était solide. Et ils l'ont prouvé en étouffant complètement les attaquants anglais.

Le match tourne au triomphe pour Auxerre :

  • 42ᵉ minute : Le milieu offensif Jean-Marc Ferreri (une vignette indispensable de l'époque) ouvre le score d'une tête plongeante.

  • 60ᵉ minute : L'attaquant hongrois Kálmán Kovács vient fusiller le gardien Bruce Grobbelaar pour le 2-0.

Même si le match retour à Anfield sera fatal à l'AJA (défaite 3-0), cet exploit retentissant à domicile est resté gravé dans la mémoire de tous les supporters français.

Le Stade Abbé-Deschamps : Une forteresse invincible en D1

Si cet album Panini 91-92 est si spécial pour les fans de l'AJA, c'est aussi parce que l'équipe a réalisé une saison exceptionnelle en championnat de France de Division 1. Jugez plutôt :

  • Zéro défaite à domicile : L'équipe est restée totalement invaincue sur sa pelouse lors des 19 réceptions de la saison.

  • 4ᵉ place finale : Une superbe position qui qualifie une nouvelle fois le club pour l'Europe.

  • Un effectif de rêve pour les collectionneurs : Bruno Martini, Enzo Scifo, Christophe Cocard, Corentin Martins... Des joueurs dont on cherchait désespérément la# AJ Auxerre 1991-1992 : L'exploit face à Liverpool et la légende de l'Abbé-Deschamps

Qui ne se souvient pas de l'odeur du papier neuf et du frisson de déchirer une pochette Panini à la récréation ? Dans l'album de la saison 1991-1992, la double page consacrée à l'AJ Auxerre dégageait une saveur particulière. C'était l'époque d'une équipe bourguignonne redoutable, menée par un certain Guy Roux, dont la vignette d'entraîneur était aussi incontournable que le blason brillant du club.

Cette saison-là, l'AJA ne s'est pas seulement illustrée dans nos albums de collection, mais aussi sur la grande scène européenne. L'anecdote la plus croustillante de la saison concerne le 16ᵉ de finale aller de Coupe UEFA contre le mythique Liverpool, le 23 octobre 1991.

Fidèle à sa réputation d'économe légendaire, Guy Roux avait préparé la réception des Reds avec une vigilance obsessionnelle. Pour éviter la moindre "disparition" de matériel, le coach icaunais a compté personnellement les ballons d'entraînement prêtés aux Anglais. Pendant la séance, il arpentait le bord de la pelouse, l'œil rivé sur les sacs de l'équipe adverse, pour s'assurer qu'aucun ballon officiel ne quitte l'enceinte de l'Abbé-Deschamps incognito !

Sur le terrain, la rigueur tactique auxerroise étouffe complètement les Britanniques. Emmenée par une défense de fer où figurent Alain Roche et William Prunier (deux vignettes que vous avez certainement eues en triple cette année-là !), l'AJA réalise un match d'anthologie :

  • 42ᵉ minute : Jean-Marc Ferreri ouvre le score de la tête, faisant chavirer les tribunes.

  • 60ᵉ minute : L'attaquant hongrois Kálmán Kovács fusille le légendaire gardien zimbabwéen Bruce Grobbelaar d'une frappe splendide.

Auxerre s'impose 2-0. Même si le match retour à Anfield a vu les Anglais renverser la vapeur (3-0), cette victoire de prestige reste gravée dans le panthéon du football français des années 90.

Cette solidité ne s'est pas arrêtée aux portes de l'Europe. En Division 1, l'escouade de 91-92 a transformé l'Abbé-Deschamps en véritable forteresse. L'équipe est restée totalement invaincue à domicile sur ses 19 rencontres de championnat, accrochant une superbe 4ᵉ place finale au nez et à la barbe de nombreux cadors. Un bilan à la hauteur du talent de joueurs comme Bruno Martini, Corentin Martins, Stéphane Mahé ou Enzo Scifo, qui faisaient la fierté de nos pages de classement.

Et vous, quelle vignette de l'équipe auxerroise 91-92 avez-vous mis le plus de temps à trouver pour enfin coller ce satané mot "COMPLET" sur votre album ?











La dernière ligne droite avant la Premier League : La saison 91-92 est la toute dernière édition de la "First Division" anglaise avant la création de la très lucrative Premier League l'année suivante. C'est Leeds United qui remporte ce titre de fin d'époque, bien aidé par une recrue hivernale arrivée en février 1992 pour un peu moins d'un million de livres : un certain Éric Cantona.

La saison fantôme de Maradona : Alors que le football européen se modernise, le meilleur joueur des années 80 est absent des terrains. Contrôlé positif à la cocaïne au printemps 1991, Diego Maradona purge une lourde suspension de 15 mois qui lui fait manquer l'intégralité de la saison 91-92, marquant la fin chaotique de son ère avec Naples avant son départ pour Séville.


***MISE A JOUR EN COURS, SUITE PROCHAINEMENT***



Transparence : Certains liens présents dans cet article sont des liens d'affiliation. Si vous achetez un produit via ces liens, nous pouvons recevoir une commission, sans aucun surcoût pour vous. Merci de soutenir le blog !