Année de parution : avril 1992
Edité par Panini
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Euro 1992 : Du McDonalds aux sommets de l’Europe, le miracle danois 🍔🏆
L’histoire : Quand les "vacanciers" braquent l'Europe
À dix jours du coup d'envoi de l'Euro 1992 en Suède, la sélection danoise n'existe pas dans le tournoi. Deuxième de son groupe de qualification derrière la Yougoslavie, la Danish Dynamite est éliminée. Les joueurs sont en vacances, tongs aux pieds, glaces à la main, ou en train de retaper leur maison.
Puis le couperet géopolitique tombe : en raison des sanctions de l'ONU liées à la guerre dans les Balkans, la Yougoslavie est exclue de la compétition au tout dernier moment. Le Danemark est repêché en urgence.
Le sélectionneur Richard Møller Nielsen doit rappeler ses troupes aux quatre coins de l'Europe. La légende raconte que le milieu de terrain Kim Vilfort repassait du carrelage dans sa cuisine quand le téléphone a sonné. Michael Laudrup, en froid avec le coach, refuse de venir. Son frère Brian, lui, monte dans l'avion.
Sans préparation tactique, sans condition physique optimale, les Danois débarquent en Suède avec une philosophie pour le moins décontractée : pas de mise au vert militaire, mais des sorties autorisées, des séances de mini-golf et des repas où les burgers du McDonald's local remplacent le régime sportif habituel.
Du statut de figurant au braquage du siècle
Personne ne donne cher de leur peau dans un groupe composé de l'Angleterre, de la France de Papin et Platini, et du pays hôte suédois. Après un début poussif (0-0 contre l'Angleterre, défaite 1-2 contre la Suède), les Danois sortent la France (2-1) à la surprise générale.
En demi-finale, ils éliminent les tenants du titre néerlandais aux tirs au but (5-4) grâce à un Brian Laudrup incandescent et un Peter Schmeichel monumental. En finale, face à l'Allemagne championne du monde en titre et ultra-favorite, le conte de fées devient réalité : victoire 2-0 grâce à des missiles de John Jensen et Kim Vilfort.
Le détail qui tue sur nos albums Panini
Si tu feuillettes ton album Panini Euro 92, l'anecdote prend tout son sens : l'équipe du Danemark y figure avec une mise en page parfois ajustée dans la précipitation selon les rééditions, symbolisant cette équipe arrivée par la porte de service pour repartir avec le trophée.
Le Danemark 1992 reste à ce jour le plus grand braquage de l'histoire du football européen. Comme quoi, dans un album Panini comme sur le terrain, il ne faut jamais jeter une vignette trop vite !
La vignette la plus bouleversante de l'album Euro 92 : Le triomphe tragique de Kim Vilfort
Si l’histoire du Danemark à l'Euro 92 ressemble à un conte de fées improbable — une équipe en vacances repêchée à la dernière minute pour remplacer la Yougoslavie —, elle cache en son cœur l'un des drames personnels les plus poignants de l'histoire du football. Derrière le miracle sportif se trouve l'histoire de Kim Vilfort, le numéro 18 danois.
Un tournoi joué le cœur lourd Juin 1992. Pendant que ses coéquipiers savourent cette participation inespérée, le milieu de terrain de Brøndby vit un cauchemar intime. Sa petite fille de sept ans, Line, est atteinte d'une leucémie en phase terminale. Bien qu'il fasse partie du voyage en Suède, l'esprit de Vilfort est logiquement ailleurs, au chevet de sa fille restée à l'hôpital de Copenhague.
L'aller-retour déchirant Vilfort dispute les deux premiers matchs (contre l'Angleterre et la Suède), mais l'état de Line s'aggrave brusquement. Avec l'accord de son sélectionneur Richard Møller Nielsen, il quitte immédiatement le rassemblement pour retourner auprès de sa famille, manquant ainsi le match décisif du premier tour face à la France de Papin et Cantona. Ses coéquipiers, transcendés, arrachent la victoire (2-1) et la qualification.
C'est alors que se produit l'impensable. Depuis son lit d'hôpital, la petite Line et la famille de Vilfort le supplient de retourner en Suède pour finir ce qu'il a commencé avec ses "frères" d'armes. Déchiré, il reprend le chemin de la compétition juste à temps pour la demi-finale.
La minute d'éternité Face aux Pays-Bas, tenants du titre, Vilfort dispute 120 minutes d'une intensité folle et transforme son tir au but dans une séance haletante. Le Danemark est en finale face à l'ogre allemand.
Nous sommes à la 78e minute de cette finale. Le Danemark mène 1-0. Sur une passe de Claus Christiansen, Kim Vilfort contrôle le ballon aux abords de la surface, se l'emmène du pied droit entre deux défenseurs allemands et décoche une frappe croisée du gauche qui termine au fond des filets (2-0).
Son visage au moment de la célébration est inoubliable : un mélange de joie explosive, de rage et d'une douleur immense. Le Danemark est sur le toit de l'Europe. Vilfort a soulevé le trophée, pour son pays, mais surtout pour sa fille. Tragiquement, la petite Line s'éteindra quelques semaines seulement après la finale.
La touche Panini 📕 Ouvrez votre album Euro 92 et cherchez la page de la sélection danoise — cette fameuse double page souvent ajoutée ou modifiée dans l'urgence selon les éditions, suite à l'exclusion de la Yougoslavie.
Arrêtez-vous sur le portrait de Kim Vilfort. Sur cette image figée sur fond vert, il porte le classique maillot rouge à chevrons Hummel. C'est le visage d'un joueur rugueux, un travailleur de l'ombre au regard sérieux. Quand on connaît l'histoire, cette simple vignette rectangulaire prend une dimension bouleversante. Elle n'est plus seulement le portrait d'un champion d'Europe surprise, mais celle d'un père brisé qui a offert à son pays le plus beau des miracles sportifs avant d'affronter la pire des tragédies.
Une vignette à regarder définitivement avec un autre œil.
MEILLEURS BUTEURS :
3 Buts :
Henrik Larsen
Karl-Heinz Riedle
Dennis Bergkamp
Tomas Brolin
LES STADES
GROUPE 1 : SUEDE
L'équipe de Suède a finit 1ére du groupe 1 et fut composée des joueurs suivants :
Lars Eriksson (Gardien, IFK Norrkoping), Thomas Ravelli (Gardien, IFK Göteborg), Jan Eriksson (Défenseur, IFK Norrkoping), Mats Gren (Défenseur, Grasshopers), Peter Larsson (Défenseur, AIK), Roger Ljung (Milieu, Admira Wacker), Mikael Nilsson (Défenseur, IFK Göteborg), Roland Nilsson (Défenseur, Sheffield Wednesday), Stefan Schwartz (Défenseur, Benfica), Magnus Erlingmark (Milieu, ÖrebroSK), Klas Ingesson (Milieu, Mechelen), Anders Limpar (Milieu, Arsenal), Hakan Mild (Milieu, IFK Göteborg), Stefan Rehn (Milieu, IFK Göteborg), Glenn Strömberg (Milieu, Atalanta), Jonas Thern (Milieu, Benfica), Kennet Andersson (Attaquant, Mechelen), Tomas Brolin (Attaquant, Parme), Martin Dahlin (Attaquant, Borussia Mönchengladbach), Johnny Ekström (Attaquant, IFK Göteborg).
On a tous en mémoire l'odeur des pochettes de l'album Euro 92, avec ce violet éclatant et son logo emblématique. Mais si on ferme les yeux et qu'on repense au pays hôte, la Suède, une image s'impose immédiatement : ce mythique maillot jaune frappé des trois immenses bandes bleues Adidas sur l'épaule. Une pépite visuelle qui a marqué toute une génération de collectionneurs.
Pourtant, la véritable anecdote de cet été-là ne se trouve pas seulement sur le papier glacé de nos vignettes, mais sur la pelouse du Råsunda Stadium, le 17 juin 1992.
Ce jour-là, la Suède joue sa qualification pour les demi-finales face à l'Angleterre de Gary Lineker et David Platt. L'équipe suédoise est une galerie de "gueules" que l'on adorait coller dans nos albums : le regard halluciné de Thomas Ravelli, la puissance de Martin Dahlin et, bien sûr, la star au visage juvénile, Tomas Brolin.
Alors que le score est de 1-1, à la 82e minute, Brolin décide d'inventer le tiki-taka suédois avant l'heure. Il s'appuie sur Ingesson, puis sur Dahlin. Un une-deux-trois fulgurant, à une touche de balle, qui transperce littéralement une défense anglaise statufiée. Brolin, lancé à pleine vitesse, expédie une frappe en pleine lucarne.
Mais ce qui va rendre ce but légendaire (et qui a dû faire bondir plus d'un gamin devant sa télé cathodique), c'est la célébration. Brolin s'envole, vrille en l'air et atterrit avec sa fameuse pirouette, le poing levé, le visage extatique. Une célébration devenue si iconique qu'elle sera imitée dans toutes les cours de récréation de France à la rentrée 92.
Pour nous, passionnés de Panini Foot Nostalgie, la vignette de Brolin cette année-là (avec sa coupe mulet naissante et son air de premier de la classe) cache en réalité le bourreau d'une des plus grandes nations du football. Une preuve de plus que derrière chaque petit rectangle autocollant se cache parfois un moment de pure magie historique.
Et vous, vous l'aviez en combien d'exemplaires la vignette de Tomas Brolin ? Dites-le-moi en commentaire !
GROUPE 1 : FRANCE
L'équipe de France a finit 3éme du groupe 1 et fut composée des joueurs suivants :
Bruno Martini (Gardien, Auxerre), Gilles Rousset (Gardien, Lyon), Manuel Amoros (Défenseur, Marseille), Jocelyn Angloma (Défenseur, Marseille), Bernard Casoni (Défenseur, Marseille), Laurent Blanc (Défenseur, Naples), Basile Boli (Défenseur, Marseille), Franck Sylvestre (Défenseur, Sochaux), Franck Sauzée (Milieu, Marseille), Christian Perez (Milieu, PSG), Didier Deschamps (Milieu, Marseille), Luis Fernandez (Milieu, Cannes), Jean-Philippe Durand (Milieu, Marseille), Bernard Pardo (Milieu, PSG), Rémi Garde (Milieu, Lyon), Amara Simba (Attaquant, PSG), Pascal Vahirua (Attaquant, Auxerre), Eric Cantona (Attaquant, Nîmes), Jean-Pierre Papin (Attaquant, Marseille), Christophe Cocard (Attaquant, Auxerre).
L'anecdote :
Euro 92 : Le jour où la plus belle double-page de notre album Panini a fait naufrage face à des "touristes"
Rappelez-vous l'été 92. L'odeur de la colle des vignettes, cet album mythique aux bordures violettes, et l'excitation indescriptible au moment d'ouvrir une pochette. Mais s'il y a bien une section qui nous faisait tous rêver cette année-là, c'était la double-page de l'Équipe de France.
Sur le papier — ou plutôt sur le papier autocollant — c'était l'armada absolue. L'équipe dirigée par Michel Platini arrivait en Suède forte d'une série hallucinante de 19 matchs sans défaite (dont 8 victoires en 8 matchs de qualification).
Visuellement, ces vignettes étaient des trésors. On s'arrachait le portrait d'un Jean-Pierre Papin auréolé de son Ballon d'Or, on scrutait le regard noir et rebelle d'Eric Cantona, on admirait la carrure de déménageur de Basile Boli et de Laurent Blanc... Le tout sublimé par ce fameux maillot Adidas aux trois bandes asymétriques sur l'épaule, un chef-d'œuvre de design des nineties. Dans la cour de récré, la cote de ces joueurs était maximale : un "Canto" ou un "JPP" pouvait s'échanger contre une demi-douzaine de joueurs écossais ou suédois !
Pourtant, la réalité du terrain va nous offrir l'une des anecdotes les plus cruelles et ironiques de l'histoire des Bleus.
Le 17 juin 1992 à Malmö, la France joue sa survie dans le tournoi face au Danemark. Nos Bleus, intouchables, font face à une équipe qui ne devait même pas être là. Repêchés à la toute dernière minute suite à l'exclusion de la Yougoslavie, les joueurs danois ont littéralement été rappelés alors qu'ils étaient déjà en vacances ! La légende raconte que le sélectionneur Richard Møller Nielsen a dû convaincre ses joueurs de lâcher leurs bières et leurs tongs sur la plage pour chausser les crampons.
On s'attendait à ce que nos idoles de papier glacé ne fassent qu'une bouchée de ces "touristes". Mais le miracle inverse se produit. Crispée, méconnaissable, la machine française s'enraye face à des Danois totalement décomplexés. La France s'incline 2-1 (buts de Larsen et Elstrup contre une réalisation de Papin) et prend la porte dès le premier tour, à la stupeur générale. Les Danois, eux, iront au bout pour remporter le tournoi.
À la fin de cet été-là, quand on feuilletait à nouveau notre album sagement complété, il y avait ce petit pincement au cœur en regardant la page de l'équipe de France. C'était sans doute l'une des plus belles collections de talents de notre histoire, mais le football nous rappelait une leçon magistrale : une double-page Panini parfaitement collée et remplie de stars ne suffit pas à gagner un championnat d'Europe.
Et vous, quelle était la vignette de l'équipe de France 92 qui vous a donné le plus de fil à retordre pour la trouver ? JPP, Canto, l'insaisissable Pascal Vahirua ou le fameux écusson brillant ? Racontez-moi vos souvenirs d'échanges en commentaire !
L'anecote Bonus :
Euro 92 : Le choc des titans entre Boli et "Psycho" Pearce
Derrière le triste 0-0 du match France-Angleterre à l'Euro 92 se cache l'un des duels les plus brutaux du tournoi, opposant deux vignettes mythiques de nos albums : le roc tricolore Basile Boli et le terrifiant défenseur anglais Stuart Pearce, judicieusement surnommé "Psycho".
Au cœur d'une rencontre extrêmement rugueuse, les deux hommes se retrouvent face à face le long de la ligne de touche. Dans un geste aussi furtif que violent, Boli décoche un coup de tête qui vient s'écraser directement sur la pommette de Pearce. À l'époque, sans la VAR, l'arbitre ne voit rien. Mais le plus hallucinant reste la réaction de l'Anglais : le visage en sang, il refuse de s'écrouler. Il se contente de fusiller Boli du regard, se fait poser un bandage de fortune et retourne immédiatement au combat.
Une véritable scène de gladiateurs qui rappelle à quel point le football des années 90 était sans concession. La preuve parfaite que derrière les sourires figés de nos autocollants Panini se cachaient parfois d'authentiques guerriers !
GROUPE 1 : YOUGOSLAVIE
L'équipe de Yougoslavie n'a jamais joué ce championnat d'Europe. Le 31 mai 1992, l'UEFA et la FIFA appliquent la sanction prononcé 2 jours plutôt par l'ONU et annoncent la disqualification officielle de la Yougoslavie. L'album Panini était composé de l'équipe ci-dessous :
Fahrudin Omerovic (Gardien, Partizan Belgrade), Zvonko Milojevic (Gardien, Etoile Rouge de Belgrade), Pedrag Spasic (Défenseur, Osasuna), Darko Milanic (Défenseur, Partizan Belgrade), Vujadin Stanojkovic (Défenseur, Partizan Belgrade), Ilija Najdoski (Défenseur, Etoile Rouge de Belgrade), Faruk Hadzibegic (Défenseur, Sochaux), Vladimir Jugovic (Milieu, Etoile Rouge de Belgrade), Branko Brnovic (Milieu, Partizan Belgrade), Slavisa Jokanovic (Milieu, Partizan Belgrade), Dejan Savicevic (Milieu, Etoile Rouge de Belgrade), Mehmed Bazdarevic (Milieu, Sochaux), Dzoni Novak (Milieu, Partizan Belgrade), Sinisa Mihajlovic (Milieu, Etoile Rouge de Belgrade), Dragan Stojkovic (Attaquant, Verona), Vladan Lukic (Attaquant, Etoile Rouge de Belgrade), Mario Stanic (Attaquant, Zeljeznicar), Darko Pancev (Attaquant, Etoile Rouge de Belgrade), Pedrag Mijatovic (Attaquant, Partizan Belgrade).
Euro 92 : Le drame de la Yougoslavie, la plus belle équipe qui n'a jamais joué
Quand on feuillette l'album Panini Euro 92, il y a une double-page qui serre le cœur de tous les amoureux de football. Une page remplie de vignettes sublimissimes, mais qui racontent l'histoire d'une équipe fantôme : la Yougoslavie.
Pourtant, sur le papier glacé, cette sélection avait de quoi faire trembler l'Europe entière. En 1991, l'Étoile Rouge de Belgrade remportait la Coupe des Clubs Champions. Dans notre album, la génération dorée est au sommet : le génie de Robert Prosinečki, la classe de Dragan Stojković (notre "Pixie" marseillais), la vista de Zvonimir Boban, sans oublier les gâchettes Dejan Savićević et Darko Pančev. Un assemblage de talents pur jus, avec un maillot bleu roi mythique qui promettait d'embraser les terrains suédois.
Les Yougoslaves avaient d'ailleurs écrasé leur groupe de qualification, terminant en tête devant le Danemark. Mais alors que les pochettes Panini s'échangeaient déjà dans toutes les cours de récréation, l'Histoire va rattraper le football de la manière la plus tragique qui soit.
La guerre civile éclate et le pays se disloque. À seulement 12 jours du coup d'envoi de l'Euro, le 31 mai 1992, l'ONU vote la résolution 757 imposant des sanctions sportives. L'UEFA est contrainte d'exclure la Yougoslavie. Les joueurs, déjà arrivés en Suède et installés dans leur camp de base, doivent remballer leurs crampons. Plusieurs cadres croates avaient déjà dû quitter la sélection quelques mois plus tôt en raison du conflit.
Le destin est parfois cruellement ironique : c'est le Danemark, deuxième du groupe et rappelé en urgence absolue alors que ses joueurs étaient en vacances, qui récupère la place de la Yougoslavie... pour finir par remporter le tournoi à la surprise générale.
Dans nos albums Euro 92, la page de la Yougoslavie demeure le témoin silencieux d'un immense "et si...". L'histoire d'un géant du football terrassé par la géopolitique, nous laissant avec nos vignettes collées et un éternel regret : celui de ne jamais avoir vu jouer la plus belle équipe d'Europe sur le terrain.
Et vous, vous aviez réussi à compléter la page de la Yougoslavie dans votre album 92 ? Dites-le-moi en commentaire !
GROUPE 1 : ANGLETERRE
L'équipe d'Angleterre a finit 4éme du groupe 1 et fut composée des joueurs suivants :
David Seaman (Gardien, Arsenal), Chris Woods (Gardien, Sheffield Wednesday), Lee Dixon (Défenseur, Arsenal), Tony Dorigo (Défenseur, Leeds United), Gary Pallister (Défenseur, Manchester United), Stuart Pearce (Défenseur, Nottingham Forest), Des Walker (Défenseur, Nottingham Forest), Mark Wright (Défenseur, Liverpool), Paul Parker (Défenseur, Manchester United), Paul Gascoigne (Milieu, Tottenham Hotspur), David Batty (Milieu, Leeds United), David Platt (Milieu, Bari), David Rocastle (Milieu, Arsenal), Geoff Thomas (Milieu, Crystal Palace), Lee Sharpe (Milieu, Manchester United), John Barnes (Attaquant, Liverpool), Gary Lineker (Attaquant, Tottenham Hotspur), Alan Smith (Attaquant, Arsenal), Ian Wright (Attaquant, Arsenal), Paul Merson (Attaquant, Arsenal).
L'anecdote :
🏴 Euro 92 : Le jour où Graham Taylor a osé remplacer "King" Gary Lineker (et déclenché une émeute)
Dans l’album Panini Euro 92, la vignette n°105 a une saveur toute particulière. On y voit Gary Lineker, le sourire serein, portant fièrement le maillot blanc aux trois lions. À l'époque, Lineker est une légende vivante : renard des surfaces hors pair, Ballon d'Argent 1986, et surtout capitaine vénéré d'une Angleterre ambitieuse.
Pourtant, le 17 juin 1992 à Malmö, lors du match décisif du premier tour contre la Suède, cette image va voler en éclats pour devenir l'une des décisions les plus controversées de l'histoire du football britannique.
Pour les Anglais, le calcul est simple : il faut battre la Suède pour se qualifier en demi-finale. Mais les affaires tournent mal, et les Suédois mènent 2-1 à la 62e minute. C'est le moment précis choisi par le sélectionneur Graham Taylor pour accomplir l'impensable. Il lève le panneau des remplacements : le numéro 10 de Lineker s'allume en rouge.
Le stade Råsunda retient son souffle, les commentateurs restent muets de stupeur. Sortir son capitaine et meilleur buteur alors qu'il faut absolument marquer ? Pire encore : Lineker ne se trouve qu'à un petit but d'égaler le record mythique de 49 buts en sélection du grand Sir Bobby Charlton. En le faisant sortir, Taylor met non seulement fin au match, mais aussi à la carrière internationale de Lineker, qui avait annoncé sa retraite après le tournoi.
Remplacé par Alan Smith, Lineker regagne le banc sans un mot, le regard noir, secouant doucement la tête. L'Angleterre ne reviendra jamais au score et quitte l'Euro par la petite porte.
Dès le lendemain, la presse britannique se déchaîne avec une violence inouïe. Le journal The Sun barre sa Une avec un légendaire "TURNIP TAYLOR" (Taylor le navet), incrustant la tête du sélectionneur sur un navet géant. Graham Taylor ne se remettra jamais vraiment de cet affront tactique et populaire.
Quand on regarde la vignette Panini de Gary Lineker aujourd'hui, on ne voit pas seulement le visage du mythique attaquant anglais, mais aussi la fin brutale et maudite d'un des plus grands avant-centres de sa génération.
Et vous, quelle est la sortie de star qui vous a le plus choqué dans l'histoire de l'Euro ? Dites-le-moi en commentaire !
GROUPE 2 : PAYS-BAS (HOLLANDE)
L'équipe des Pays-Bas a finit 1ére du groupe 2 et fut composée des joueurs suivants :
Hans Van Breukelen (Gardien, PSV Eindhoven), Stanley Menzo (Gardien, Ajax Amsterdam), Ronald Koeman (Défenseur, FC Barcelone), Adri Van Tiggelen (Défenseur, PSV Eindhoven), Erwin Koeman (Défenseur, PSV Eindhoven), Dany Blind (Défenseur, Ajax Amsterdam), Marciano Vink (Défenseur, Ajax Amsterdam), Jan Wouters (Milieu, Bayern Munich), Aaron Winter (Milieu, Ajax Amsterdam), Richard Witschge (Milieu, FC Barcelone), Franck Rijkaard (Milieu, AC Milan), Peter Bosz (Milieu, Feyenoord Rotterdam), Berry Van Aerle (Milieu, PSV Eindhoven), Ruud Gullit (Milieu-Attaquant, AC Milan), Dennis Bergkamp (Attaquant, Ajax Amsterdam), Marco Van Basten (Attaquant, AC Milan), Wil Kieft (Attaquant, PSV Eindhoven), Bryan Roy (Attaquant, Ajax Amsterdam), Peter Huistra (Attaquant, Glasgow Rangers), Gaston Taument (Attaquant, Feyenoord Rotterdam).
L'anecdote :
Euro 92 : Le jour où le géant orange a calé face au mur de Schmeichel
Quand on feuilletait l'album Panini Euro 92, il y avait une double-page qui en mettait plein la vue avant même d'y coller la moindre vignette : celle des Pays-Bas.
Rien qu'en voyant le nom des joueurs, les collectionneurs savaient qu'ils tenaient du lourd entre les mains. Tenant du titre après leur sacre magique de 1988, les Oranje débarquaient en Suède avec une armada terrifiante : le Ballon d'Or Marco van Basten en chef de file, la puissance de Ruud Gullit, le génie de Frank Rijkaard, la vista du jeune Dennis Bergkamp et la patte chirurgicale de Ronald Koeman. Et que dire de leur maillot ? Ce design géométrique orange et noir signé Adidas reste à jamais l'un des plus beaux chefs-d'œuvre de l'histoire du football.
En phase de poules, la machine néerlandaise tourne à plein régime. Ils s'offrent notamment une démonstration de force face à l'Allemagne (3-1), donnant l'impression d'être intouchables et en route vers un doublé historique.
Mais le football a ce don cruel de briser les certitudes les plus ancrées.
Le 22 juin 1992, en demi-finale à Göteborg, les Pays-Bas se retrouvent face au Danemark. Sur le papier, c'est une formalité : les Danois, rappelés en catastrophe de leurs vacances, sont censés faire de la figuration. Pourtant, portés par un Henrik Larsen inspiré, les Danois accrochent un 2-2 héroïque au bout du suspense et des prolongations.
Place à la terrible séance des tirs au but. C'est là que le destin bascule. Le moment fatidique arrive pour le meilleur attaquant de la planète, l'idole absolue de nos albums : Marco van Basten.
Concentré, s'élançant avec son calme habituel, Van Basten frappe... mais il bute sur un Peter Schmeichel en état de grâce, qui repousse le ballon ! C'est le seul échec de la séance. Les Danois transforment leur ultime tentative et éliminent les tenants du titre sous le choc.
Pour les gamins que nous étions, feuilleter la page des Pays-Bas après cet Euro avait un goût amer. On regardait la sublime vignette de Van Basten en se disant que même les plus grands dieux du stade pouvaient chuter. Moins d'un an plus tard, les graves blessures à la cheville de Van Basten mettront prématurément fin à sa carrière, rendant cette vignette et ce match de 1992 encore plus poignants.
Et vous, c'était qui votre chouchou dans cette fabuleuse équipe des Pays-Bas 92 ? Plutôt Van Basten, Bergkamp ou Gullit ? Dites-le-moi en commentaire !
*** MAJ EN COURS, REVENEZ PROCHAINEMENT***


































